Il y a deux types d'archet en contrebasse (qui désigne également deux écoles différentes) l'archet français (au-dessus sur la photo) et l'achet allemand (en-dessous). L'archet français se tient comme un archet de violoncelle avec la main au-dessus de la hausse (les doigts perpendiculaires à l'archet) et le pouce "dans" le creu de la hausse. L'archet allemand en revanche, se prend en-dessous de la hausse; la hausse arrondie, prenant la forme de la paume, la pointe de la baguette au niveau du talon étant plus longue pour permettre l'équilibre de l'archet et une meilleure prise de l'archet, se place entre le pouce de la main droite et l'index.
THIERRY BARBE:
"archet allemand : doté d'une hausse très haute qui épouse la largeur de la main placée ainsi que le bras en dessous de la baguette, ce qui donne avec le pouce situé au-dessus un rapport de pression phénoménal sur la mèche, mais qui place la contrebasse en marge de la famille des cordes. L'archet français, lui, est tout simplement un gros archet de violoncelle(mais plus court en proportion), et se tient de la même manière. Il est pratiqué en Italie, France, Angletterre et en proportion de moitié avec l'allemand dans le reste du monde."
"Au dix-huitième siècle, deux techniques d'archet se confrontent : paume vers le haut (technique de la viole), paume vers le bas (technique du violoncelle). Cette dernière tenue d'archet constitue une nouveauté au dix-huitième siècle, qui ne va sans polémiques. Encore aujourd'hui subsistent deux techniques d'archet différentes pour les contrebassistes : main sur la baguette (archet français), main sous la baguette (archet allemand). Chaque école défend sa technique de jeu. Ainsi défauts et mérites de chaque tenue d'archet peuvent être brièvement énoncés. L'archet allemand offrirait une plus belle sonorité, pour une pression nécessaire plus faible. L'archet français permettrait une plus grande souplesse dans le jeu, un phrasé plus subtil... Quelques essais d'assemblages de deux techniques différentes dans un même pupitre
de contrebasses à l' orchestre (exemple Hans Fryba et Pierre Delecluse dans l'orchestre de la Suisse Romande) se révèlent positifs. Paul Brun juge ces expériences trop rares, et conclut : "Cette profonde incompréhension comme l'absence de toute volonté de coopération entre les tenants des différentes écoles d'archet représentent les aspects les moins positifs de la coexistence des ces techniques qui pourraient s'avérer si enrichissante par ailleurs."